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Partie II - Trois régimes de légitimité
Le régime de légitimité spatial

Géométrie et politique

Un tableau peut être considéré comme répondant aux canons de la perspective spatiale dans la mesure où il donne le sentiment à ses spectateurs qu'ils peuvent idéalement emprunter le point de vue du peintre. En d’autres termes, l'observateur doit pouvoir vérifier d'un seul coup d'oeil que la taille des personnages et les objets est fonction de leur éloignement du point de vue, et qu'un point de fuite homologue de l'oeil de l’auteur organise les fuyantes de manière cohérente.

En matière de cartographie, c'est la conformité géométrique de la carte au territoire qui doit pouvoir être vérifiée par l'expérience du terrain. La condition pour que la carte devienne le support des projections et des actions collectives est donc d’ordre sensorimotrice.

Pour effectuer la traduction en terme de légitimité politique, il faut remplacer le «peintre» par le «Prince». A savoir que ce dernier doit donner le sentiment à ses sujets que chacun d'eux, se substituant idéalement à lui, effectuerait les mêmes constats, hiérarchiserait les sujets de la même manière, et prendrait les mêmes décisions. Chacun doit aussi pouvoir vérifier qu'il est traité de façon cohérente avec son point de vue et que personne n'échappe à ce traitement, y compris le Prince lui-même.

Ces conditions de légitimité quasi géométriques peuvent s’exprimer en termes plus politiques en utilisant la typologie proposée par Pierre Rosanvallon. Selon lui, il existerait trois types de légitimité:


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